La législation japonaise permet aux MEM de ce pays d’étendre leurs responsabilités au sein de la communauté soignante, notamment dans les blocs opératoires. Une étude publiée dans le JMIRS montre une intégration globale et des relations interpersonnelles améliorées dans ce cadre.
Les MEM japonais ont récemment vu leurs responsabilités s'élargir dans le domaine de la fluoroscopie peropératoire, impliquant une participation accrue au soutien par l'imagerie et aux flux de travail procéduraux.
Ils sont ainsi amenés à interagir plus souvent directement avec les équipes chirurgicales, apportant non seulement leur expertise technique, mais aussi leurs compétences en coordination au sein d'environnements interprofessionnels.
La littérature a démontré que la collaboration interprofessionnelle améliore les pratiques professionnelles et les parcours de soins. Mais la fonction de MEM y est peu représentée. Une étude japonaise publiée dans le Journal of Medical Imaging & Radiation Sciences (JMIRS) tente d’évaluer leur rôle à travers l'analyse des réseaux sociaux (ARS) basée sur la simulation.
Ve travail a pour objectif d’évaluer l'impact de l'élargissement du rôle des MEM sur la structure de collaboration interprofessionnelle au bloc opératoire ainsi que leur niveau d’implication pour intégrer l'équipe et la structure du réseau. Une analyse comparative des réseaux sociaux basée sur la simulation a été réalisée. Elle a porté sur 59 cas chirurgicaux anonymisés provenant d'un hôpital de soins aigus de recours au Japon.
Des réseaux correspondant aux situations « avant » et « après » l'élargissement du rôle des MEM ont été construits sous forme de graphes non orientés et pondérés, les groupes de professionnels de santé étant représentés par des nœuds et le temps de travail partagé par des arêtes pondérées. Les mesures de centralité de degré, de proximité et d'intermédiarité, ainsi que la densité du réseau, ont été calculées.
Ce travail montre que les MEM sont passés du statut de participants périphériques à celui de membres occupant une place plus centrale au sein des réseaux interprofessionnels, renforçant ainsi les relations de collaboration directe, sans perturber les circuits de coordination établis. Ce modèle reflète des relations interpersonnelles accrues s'accompagnant d'une meilleure intégration globale et s'inscrit dans la lignée de la littérature plus large sur la collaboration interprofessionnelle.
Cet article, ainsi que l'ensemble du contenu du JMIRS est acessible aux adhérents à l'AFPPE.
