Le métier de MEM évolue dans toutes ses spécificités et les protocoles de coopération fleurissent. Voici les derniers protocoles locaux validés et dont le CNPMEM a publié les caractéristiques principales.
Au Centre de Radiothérapie de la Robertsau (CCLC), des MEM sont habilités à réaliser des consultations de suivi post-thérapeutique, clinique et biologique, chez les patients atteints de cancer de la prostate. Ils peuvent prescrire les bilans biologiques nécessaires au suivi du patient ou rédiger un compte rendu médical transmis pour validation au médecin délégant. Le protocole s’adresse aux patients âgés de 50 à 90 ans traités pour un cancer de la prostate localisé, en phase de surveillance post-thérapeutique, sans complications, avec exclusion des cas nécessitant une décision médicale immédiate ou un ajustement thérapeutique.
En radiothérapie également, le protocole de coopération mis en place au CHR Metz-Thionville vise à encadrer la délégation de la validation de l’imagerie de positionnement quotidienne. Dans ce cadre, le radiothérapeute définit la stratégie thérapeutique et valide la mise en place initiale du patient et, lors de chaque séance, les MEM réalisent l’imagerie embarquée permettant de contrôler le positionnement du patient et effectuent le recalage du patient, voire valider l’imagerie de positionnement et poursuivre la séance de traitement. Ce protocole formalise ainsi une pratique déjà réalisée quotidiennement par les MEM et permet de sécuriser cette activité dans un cadre organisationnel défini.
Le CNPMEM rapporte, d’autre part, trois protocoles initiés au CHU de Grenoble-Alpes (CHUGA), qui est très prolifique sur ce point. L’un concerne la réalisation de mesures médicales sur les examens de tomodensitométrie (TDM) en neuroradiologie. Il permet au MEM de réaliser, à la demande du médecin et sous sa responsabilité, la mesure de l'épaisseur de l’hématome dans les hémorragies intra-parenchymateuses, du diamètre et/ou du volume d’un anévrisme intra-crânien, de la surface d’un hématome sous-dural ou le calcul du pourcentage de sténose carotidienne (méthode NASCET).
Un autre concerne la prise en charge des calculs urinaires par lithotritie extracorporelle (LEC). Les MEM effectuent dans ce cadre le repérage du calcul par échographie et/ou scopie, le traitement par LEC selon les paramètres fixés par l’urologue, ainsi que diverses activités post-opératoire comme la prescription du scanner de contrôle, le suivi de la tolérance et le remplissage du compte rendu.
Un troisième protocole CHUGA vise à optimiser la prise en charge des patients porteurs de DMI nécessitant un examen d’IRM. Les MEM réalisent une évaluation de la compatibilité IRM des dispositifs (DMIA/DMIP), une identification et une analyse des références complètes des implants ou la détermination des conditions de passage dans l’IRM (SAR, champ magnétique, antennes, durée d’exposition, etc.).
Enfin, au CHU de Reims, un protocole entre cardiologues et MEM encadre la réalisation de l’échocardiographie transthoracique et la pré-interprétation des paramètres écho cardiographiques par un MEM pour identifier d’éventuelles anomalies, avant l’interprétation médicale définitive par un cardiologue. Le MEM peut ainsi explorer le suivi des patients hypertendus, des patients insuffisants cardiaques stabilisés, de patients atteints de pathologies chroniques telles que le diabète ou l’insuffisance rénale ou la surveillance cardiaque de patients sous chimiothérapie.
