Parmi les différentes modalités d'imagerie, la tomodensitométrie (TDM) délivre principalement des doses aux organes situés dans le champ d'acquisition, ce qui peut accroître le risque de cancer. Une étude publiée dans le Journal of Medical Imaging & Radiations Sciences (JMIRS) vise à déterminer la dose reçue par chaque organe et à estimer le risque attribuable à vie (RAV) d'incidence de cancer chez des enfants du sud de l'Inde ayant fait l’objet d’examens TDM (abdomen entier, urographie, thorax et cerveau).
Ce travail a inclus cent enfants et adolescents ayant été examinés par différents types de TDM, répartis en quatre sous-groupes selon leur âge : 0-2,5 ans, 2,5-7,5 ans, 7,5-12,5 ans et 12,5-18 ans. Les doses reçues par les organes ont été calculées et les modèles de risque de cancer du rapport Biological Effects of Ionizing Radiation VII phase 2 ont été utilisés pour estimer le RAV.
Les doses les plus élevées ont été observées au niveau du côlon, de l'estomac, de la vessie et du foie après TDM abdominale complète, au niveau de la vessie, du côlon, des gonades, de l'estomac, du sein (chez les femmes) et du foie après uro-TDM et au niveau des poumons, du foie, de l'estomac et du sein (chez les femmes) après TDM thoracique. Les glandes salivaires et le cerveau reçoivent également des doses maximales lors d’une TDM cérébrale.
Les chercheurs ont établi ensuite un risque relatif prédit d'incidence de cancer le plus élevé pour le côlon (58,55) et la vessie (35,76) lors de la TDM abdominale complète, pour le côlon (67,23), la vessie (49,37) et le sein (chez les femmes) (46,25) lors de l'uro-TDM, pour le sein (chez les femmes) (76,69) et les poumons (73,34) lors de la TDM thoracique, et pour la thyroïde (16,43) lors de la TDM cérébrale. Les gonades et la thyroïde présentaient d’autre part le risque relatif le plus faible pour la plupart des examens, à l'exception de la TDM cérébrale.
Ce travail a permis de mieux comprendre la dose reçue par l'organe et sa contribution à l'estimation du risque absolu de cancer à partir d'un seul scanner, soulignant ainsi l'importance de la radioprotection pour éviter toute exposition indésirable chez les participants pédiatriques.
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