Un engagement au profit de tous

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Dans une ambiance tourmentée, les manipulateurs d’électroradiologie français se mobilisent actuellement afin de défendre leurs droits et revendiquer une meilleure reconnaissance professionnelle.

Ceci est complétement légitime et il est vrai que l’organisation sanitaire actuelle a vu les conditions des manipulateurs se dégrader. Les moyens d’actions étant limités, les dernières avancées minimes, d’aucuns cherchent des responsables à cette situation. Une cible parfois évoquée est l’Association française du personnel paramédical d’électroradiologie (AFPPE). Ceci est interpellant car cette association se mobilise depuis longtemps pour promouvoir et faire évoluer notre profession.

Certains l’auront peut-être oublié, ou n’auront jamais cherché à le savoir, c’est pourquoi il nous semble judicieux de faire un petit rappel des actions menées qui ont abouti entre autres à :

  • en 1967 : création du diplôme d’État (DE).
  • en 1974 : équivalence du diplôme d’Etat pour tous les manipulateurs titulaires du titre en fonction avant 1967.
  • en 1975 : création par l’Éducation nationale du Brevet de technicien supérieur (BTS).
  • depuis 1975 : 1 membre titulaire et 1 membre suppléant siègent au Haut Conseil des professions paramédicales (anciennement Conseil supérieur des professions paramédicales)
  • en 1977  : apparition du Certificat cadre manipulateur.
  •  en 1984  : décret n°84-710 du 17/07/84 définissant les catégories de personnes habilitées à effectuer certains actes d’électroradiologie médicale.
  •  en 1990  : passage en 3 ans de la formation préparant au diplôme d’Etat.
  •  en 1991  : le Brevet de technicien supérieur devient le Diplôme de Technicien Supérieur en Imagerie Médicale et en Radiologie Thérapeutique (DTS IMRT) avec une formation en 3 ans.
  •  en 1995  : reconnaissance législative de la profession. La loi 95-116 du 4 février 1995 protège l’exercice par l’inscription au titre III-3 du Code de la Santé Publique. Les professionnels ont donc obligation d’inscrire leur diplôme (DE, BTS, DTS, ou équivalence) sur le fichier ADELI des DDASS du lieu d’exercice.
  • en 1997 : publication au Journal Officiel (JO) du 21 novembre du Décret 97-1057 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession de manipulateur d’électroradiologie médicale.
  • en 2003 : indemnisation des stages des étudiants manipulateurs. Décret 2003-409 paru au JO le 11 juin 2003
  • en 2011-2012 : accompagnement du premier protocole de coopération exportable (Pratique de l’échographie, ARS Lorraine)
  • en 2012 : mise en place d’un nouveau programme de formation commun DE et DTS dans le cadre de l’universitarisation des professions paramédicale.
  • en 2016 : Décret n° 2016-21 du 14 janvier 2016 attribuant le grade de licence aux titulaires du diplôme de technicien supérieur en imagerie médicale et radiologie thérapeutique et aux titulaires du diplôme d’Etat de manipulateur d’électroradiologie médicale
  • en 2016 : modification de l’encadrement législatif de l’exercice professionnel. Article 208 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.
  • en 2016 : Décret no 2016-1672 du 5 décembre 2016 relatif aux actes et activités réalisés par les manipulateurs d’électroradiologie médicale (Décret est pris en application de l’article 208).
  • en 2017 : Décret n° 2017-1260 du 9 août 2017 portant statut particulier du corps des manipulateurs d’électroradiologie médicale de la fonction publique hospitalière.

L’ensemble de ces travaux a toujours été mené par des professionnels unis, AFPPE, Comité d’harmonisation des centres de formation (CHCFMEM) et les représentants manipulateurs des partenaires sociaux présents au Haut Conseil des professions paramédicales. Cette unité de la profession a souvent favorisé l’avancée des travaux et a permis une certaine écoute de la part des services du ministère.

Nous pouvons donc légitimement nous questionner sur ce que serait la profession sans l’engagement et les actions menées par les différents responsables de l’association qui se sont succédés… Il est certain que nous serions nettement moins émancipés et que nous serions plus sous la coupe des radiologues. Nous ne serions certainement pas une profession aussi réglementée et protégée (l’exercice illégal de la profession n’existe que depuis 1995 !). Ceci s’est fait avec et par les bénévoles de l’association, et peu nombreux sont les autres professionnels qui ont investi du temps et de l’énergie pour cela.

Ainsi, la profession mérite d’être représentée par des professionnels qui ont envie que la communauté des MERM avance, et non pour des intérêts partisans, locaux ou personnels.

Fabien Voix,                                    Joël Comte,

Président AFPPE                        Vice-Président AFPPE