Prime COVID-19 dans les zones vertes : les présidents de régions AFPPE en appellent aux ARS

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Il n’aura pas fallu longtemps pour que le Décret du 14 mai 2020 instituant une prime COVID-19 aux soignants fasse réagir de nombreux professionnels pour qui les dispositions que ce texte comprend ne sont pas équitables.

Ce sont en effet les soignants en général, et les manipulateurs en particulier, exerçant dans les départements appelés « du deuxième groupe », à savoir dans les zones vertes de la carte de déconfinement, qui peuvent crier à l’injustice. Ceux-là ne sont éligibles qu’à une prime de 500 euros, quand les autres en obtiendront 1 500. Il est toutefois possible de voir réévaluer cette somme, si toutefois le Directeur de leur établissement le décide et si l’Agence Régionale de Santé (ARS) valide la décision du Directeur.

Si l’ensemble des soignants se trouvant dans ce cas sont mécontents, c’est que certains d’entre eux ont exercé leur métier au plus près des patients infectés par le COVID-19, en particulier les personnels exerçant en réanimation ou aux soins intensifs ainsi que ceux qui ont vu défiler un flot continu de patients pour faire l’objet d’un scanner, l’examen de base pour la détection et le suivi de la pneumonie due au COVID-19. Et si les manipulateur d’électroradiologie (MERM) sont plus inquiets que les autres soignants, c’est parce qu’ils sont généralement les oubliés de ce type de reconnaissance ou de récompense.

C’est la raison pour laquelle l’AFPPE s’est mobilisée dès le 18 mai 2020 pour sensibiliser les ARS des régions vertes à ce qui pourrait constituer un manquement grave à l’équité. Les Présidents de chaque délégation AFPPE régionale concernée par cette mesure de prime au rabais ont tous fait parvenir un courrier à leur ARS. Il s’agit pour eux de lui rappeler le rôle essentiel joué par les MERM dans cette lutte contre le virus ainsi que les risques importants que certains d’entre eux ont encouru à cette occasion dans l’exercice de leurs fonctions.

Affaire à suivre…