La PMI fait place à l’extension des pratiques avancées

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Suite aux conclusions du Ségur de la Santé, un grand nombre de dispositions destinées à « améliorer le système de Santé par la confiance et la simplification », la députée Stéphanie Rist a publié une Proposition de Loi dans laquelle elle amorce la réflexion sur la mise en place d’une profession intermédiaire entre le paramédicale et le médical.

Cette initiative semblait tout à fait cohérente, sauf que seuls les Conseils nationaux des Ordres infirmier et des médecins ont été désignés pour mener les discussions, avec un dernier avis qui aurait été donné par l’Académie de Médecine. Cette situation était inacceptable pour les autres filières paramédicales, qui étaient clairement représentées dans le texte issu du Ségur de la Santé. Réunies sous la bannière de l’UIPARM, les sociétés représentatives des métiers paramédicaux, dont l’AFPPE, avaient décidé de réagir en rédigeant un communiqué commun et ainsi faire entendre leur désapprobation.

L’UIPARM demandait notamment, dans ce courrier, une clarification urgente en concertation avec l’ensemble des paramédicaux, une définition claire de la Profession Médicale Intermédiaire (PMI), en termes de missions, de fonctions, de formation et d’articulations avec les métiers d’encadrement et l’exercice en pratique avancée, ainsi que des précisions sur sa diversité fonctionnelle et son rôle par rapport à tous les professionnels paramédicaux dans le respect des fonctions et des implications de tous.

Lire le communiqué dans son intégralité ICI.

Au final, l’article de la Proposition de Loi qui devait instaurer la PMI a été totalement refondue, l’Ordre des médecins ayant refusé de piloter, en coopération avec celui de infirmiers, la réflexion sur ce thème. Suite à leurs travaux du 25 novembre 2020, les députés de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale ont décidé d’abandonner la notion de PMI. Ils demandent plutôt au Gouvernement de faire des propositions afin d’étendre le champ des pratiques avancées et des protocoles de coopération. Ce qui correspond aux demandes formulées depuis quelques années par les responsables de l’AFPPE notamment.