Le combat d’Aminata pour la prise en charge des AVC au Sénégal

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La gestion de la prise en charge de l’AVC n’est pas optimale au Sénégal. C’est ce qui ressort de la communication réalisée par Aminata Niang, manipulatrice à Dakar, lors de la Journée AFPPE du congrès de la SFNR.

La session consacrée aux manipulateurs du congrès de la Société française de Neuro-Radiologie 2019 a, comme à l’accoutumée, fait l’objet de présentations de haut niveau.

Mais les participants ont assisté avec émoi et compassion à l’intervention d’Aminata Niang, manipulatrice à Dakar (Sénégal), qui avait pour objectif de décrire la gestion de la prise en charge des AVC dans son pays.

Il n’y a au Sénégal, a-t-elle annoncé qu’un seul service de neurochirurgie situé à Dakar. L’AVC constitue la troisième cause de mortalité (23%) et la deuxième cause de démence, avec l’HTA comme principal facteur de risque. Aminata a regretté le manque de suivi des parcours des patients, une situation qui provoque le doublement du taux d’AVC chaque année, avec des accidents en majorité d’origine ischémique.

Il n’y a pas de Neuro-Radiologie Interventionnelle (NRI) au Sénégal. Le traitement des AVC est réalisé exclusivement par thrombolyse veineuse, ce qui, lorsqu’on connaît les apports de la thrombectomie mécanique, est lon d’être optimal. Aminata a ensuite mis en lumière la mauvaise répartition des neurologues dans son pays, qui sont concentrés à Dakar, la capitale, seulement deux d’entre eux exerçant en région.

Elle a enfin fait un retour d’expérience sur un projet collectif auquel elle participe pour faire bénéficier d’une mutuelle aux personnes âgées ou aux populations défavorisées afin qu’elles puissent accéder à des soins primaires, notamment dans le cadre de l’AVC. Un combat qu’elle mène au quotidien et qui commence à porter ses fruits.