COVID-19 : les manipulateurs européens sur le front

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Dans un article publié sur la plateforme Healthmanagement.org, Jonathan McNulty, Président de l’European Federation of Radiographers Societies (EFRS), représentant des Manipulateurs d’électroradiologie médicale (MERM) au niveau européen, met en lumière le rôle majeur tenu par ses collègues dans la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Après un préambule où il rappelle que l’EFRS représente plus de 100 000 MERM et plus de 8 000 étudiants en radiologie dans 36 pays, à travers 45 sociétés nationales – dont l’AFPPE – et 66 universités, il aborde les défis importants qu’ils ont dû surmonter en 2020. « Les MERM jouent actuellement un rôle extrêmement important et vont souvent au-delà dans cette bataille contre la pandémie, dit-il.  À une période où des examens et traitements ont été annulés ou reportés dans des proportions très significatives, les activités essentielles se sont poursuivies avec de nouvelles approches de gestion du flux de travail et des équipes impliquées ». En plus de la radiographie pulmonaire et du scanner thoracique, nous avons assisté à une augmentation spectaculaire du nombre d’examens du thorax effectués au lit du patient par les MERM, souvent dans des circonstances assez difficiles. « Il n’en demeure pas moins qu’ils doivent avoir accès à des EPI appropriés, ce qui n’a pas été toujours le cas », ajoute-t-il.

Jonathan McNulty évoque également le nécessaire redéploiement de nombreux MERM pour soutenir des collègues submergés de travail. Cette main-d’œuvre supplémentaire a été essentielle pour permettre la poursuite de la prise en charge raiologique, car de nombreux départements ont été touchés par la mise à l’isolement de professionnels en raison de symptômes ou d’un COVID-19 confirmé. Le temps et les efforts supplémentaires requis pour les mesures efficaces de prévention et de contrôle des infections, le port et le retrait de l’EPI, ainsi que les procédures de nettoyage efficaces après tous les examens, ont également augmenté la charge de travail.

Il revient ensuite sur la formation des étudiants MERM, en imagerie médicale, en radiothérapie et en médecine nucléaire, qui a été durement touchée au cours des derniers mois, avec la suspension de nombreux stages notamment. Il revient à cette occasion l’organisation récente, par l’EFRS associée à plusieurs sociétés scientifiques et universités, d’une conférence virtuelle mondiale axée sur le rôle potentiel de la simulation pour remédier temporairement à ce problème. Plus de 900 participants ont rejoint cette conférence intitulée « Simulation-Based Education in Radiography/Medical Radiation Sciences : a response to COVID-19 » et ont entendu plus de 35 experts et chercheurs mondiaux en simulation sur ce thème. « En général, confirme-t-il, les instituts et les enseignants en radiologie se sont rapidement adaptés à l’enseignement et à l’évaluation à distance, tout comme les étudiants MERM. D’autre part, les étudiants européens de dernière année se sont rendus disponibles pour soutenir les services cliniques de première ligne et ont dirigé des projets de recherche rapides axés sur le COVID-19 ».

Voir le texte de Jonathan McNulty dans son intégralité ICI.